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Autrefois, le marché à terme était un forum où se rencontraient producteurs et utilisateurs désireux de vendre et d'acheter les marchandises à l'avance, à des prix fixes leur permettant ensuite de calculer judicieusement leurs marges bénéficiaires. Ces dernières années, on nota la présence croissante de spéculateurs espérant gagner de l'argent sur les différences de prix et prenant donc, de cette manière justement, les risques que le commerce cherche à éviter.
On comprendra facilement que l'on gagne de l'argent lorsque les prix montent et que l'on en perd lorsqu'ils baissent. Or les tractations sur le marché à terme se fondent sur le fait qu'au moment de conclure leurs contrats, ni l'acheteur ni le vendeur ne sont obligés de disposer matériellement de la marchandise. Tant l'acheteur que le vendeur agissent en fonction de prix espérés.
L'acheteur s'assure aujourd'hui d'une livraison de marchandise qui n'aura lieu que plusieurs mois plus tard, tablant que les prix auront monté d'ici l'échéance de la livraison. Le vendeur par contre promet plusieurs mois à l'avance de livrer ces marchandises parce qu'il suppose qu'avant la date de livraison son prix aura baissé et qu'ainsi il gagnera sur la différence entre le prix contractuel et le prix réel. De la sorte, on peut aussi spéculer à la baisse des cours.
Ainsi trouve-t-on sur les marchés aujourd'hui des producteurs, utilisateurs et commerçants réunis au sein du commerce, mais aussi des spéculateurs. Pour mener leurs affaires à bien dans les bourses à terme, ces deux groupes font appel aux courtiers.
Bien que la démarcation ne soit pas claire entre les deux groupes sus-cités, parties prenantes de ces opérations boursières - le commerçant adoptant souvent une attitude de spéculateur - il importe néanmoins de reconnaître les différences entre participants au marché et les contrats qu'ils signent pour comprendre les mécanismes de fonctionnement et les structures du commerce des contrats à terme („Futures“ en anglais).
Les instruments financiers (devises, métaux précieux et industriels, denrées et céréales, ainsi que les indices des bourses mondiales) sont négociés en bourse à terme sous forme de contrats („Lots“ en anglais) stipulant exactement la quantité et qualité de la marchandise ou le type de l'indice.
Le facteur influençant le plus fortement les prix des biens économiques, c'est le cycle économique et conjoncturel mondial. Avec la montée du commerce mondial, entre pays industriels et du tiers-monde surtout, des liens de dépendance se sont tissés entre les économies aggravant les problèmes d'offre et de demande. Ainsi constate-t-on aujourd'hui que les pays dépendants les uns des autres ne souffrent pas plus de récession qu'ils ne jouissent d'une forte croissance.
Que se passe-t-il en période de forte croissance?
Conjoncture au beau fixe, les matières premières se raréfient et la demande dépasse l'offre, ce qui fait monter les prix. Si les économies occidentales se ravivent toutes en même temps, des pénuries d' approvisionnement en métaux par exemple apparaissent, provoquées par le fait que les capacités de transformation sidérurgique n'ont pas changé voire qu'elles ont diminué en période de récession.
Que se passe-t-il en période
de récession?
En période de grisaille économique la demande baisse et de gros stocks se constituent. Ceci se traduit inévitablement par une offre excessive et une baisse de prix.
Les céréales et diverses autres marchandises sont influencées - abstraction faite des cycles économiques - par les impondérables climatiques, les épidémies, les catastrophes nationales et les changements de comportement des consommateurs. Les variations de cours des devises, des indices boursiers, des stocks, l'épuisement des capacités portuaires, les accords internationaux et les ententes peuvent influer sur les prix des marchandises.
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